Jour de rentrée, T-Shirt violet, des "Converse" sous l'averse
Cour du lycée ensoleillée, 20 années écoulées
Sans me méfier j'ai écouté le murmure de ces murs
Les Jelly, la mode Liberty et cet air sucré
Qu'elle a gravé dans mon coeur et sur le bois usé
J'ai tout retrouvé en suivant les empreintes qu'elle avait laissé
Cet air un peu Dandy qu'elle avait dessiné
Moi je l'ai aimé, ce fantôme oublié, cette ombre du passé
M'a envoutée
Un jour de Juin, elle est partie, Bac en poche, nostalgique
L'adolescence était finie, la musique, les poésies
Mais rien n'efface, le temps, l'espaces, les folies de Carnaby
Dans les escaliers, les couloirs, il m'a poursuivi
Je ne sais rien de son histoire, juste qu'il s'ennuie
Je l'ai retrouvé, il s'était endormi, je l'ai réveillé
Cet air un peu Dandy qu'elle avait dessiné
Moi je l'ai aimé, ce fantôme oublié, cette ombre du passé
M'a envoutée
Dans le parc, les arbres ont poussés, pourtant rien n'a changé
Il me reste en héritage ces notes qui n'ont plus d'âge
Le soir dans mon lit c'est Nerval que je lis, surtout "fantaisie"
Cet air un peu Dandy qu'elle avait dessiné
Moi je l'ai aimé, ce fantôme oublié, cette ombre du passé
M'a envoutée ...
"C'est peut être le morceau le plus intime de l'album. Il évoque un thème bien à moi inspiré du poème de Gérard de Nerval, "Fantaisie". J'y aborde un sujet qui m'est cher : la mémoire des lieux via le fait que ma mère et moi avont fréquenté le même lycée. Les murs de cette école résonnent encore de sa présence, de ses vibrations qui a travers ma bouche donne la chanson "London fantasy". C'est un peu obscur à comprendre, non ?"