*+*+* °+°+°+° ... Endormie ... °+°+°+° *+*+*

*+*+* °+°+°+° ... Endormie ... °+°+°+° *+*+*


Je le ferai, je t'attacherai tout près de moi
Je te ferai voir le monde entier
En chemin, on toucherait les étoiles
Un jardin en sucre d'orge étoffé de soie
Que l'on pourrari se partager, et pour ne rien changer ...

Endormie, je ferai tomber les murs même endormie
L'amour donne un sens à ma vie
Et mes nuits sont bien plus belles aujourd'hui
Et mon coeur bat même endormie

Sans le dire, on sent une force émaner de toi
Es-tu roi dans le monde entier ?
Car rien n'est et ne se fait sans toi
J'avancerai les yeux fermés si tu veux de moi
Je veux croire que rien n'est figé, et pour te le prouver ...

Endormie, je ferai tomber les murs même endormie
L'amour donne un sens à ma vie
Et mes nuits sont bien plus belles aujourd'hui
Et mon coeur bat même endormie


" C'est l'unique piano-voix de l'album. J'ai une tendresse particulière pour cette chanson composée par un certain Julien Voulzy, fils de Laurent. Un musicien hors pair qu'on devrait entendre beaucoup plus. La chanson française a besoin de mecs comme lui. La berceuse qu'il m'a écrite en est la preuve. Elle déborde de douceur, de sensibilité, de délicatesse mais aussi de force. "

# Posted on Sunday, 01 January 2006 at 10:26 AM

Edited on Wednesday, 27 June 2007 at 5:40 AM

*+°+*+°+* ... London Fantasy ... *+°+*+°+*

*+°+*+°+* ... London Fantasy ... *+°+*+°+*


Jour de rentrée, T-Shirt violet, des "Converse" sous l'averse
Cour du lycée ensoleillée, 20 années écoulées
Sans me méfier j'ai écouté le murmure de ces murs

Les Jelly, la mode Liberty et cet air sucré
Qu'elle a gravé dans mon coeur et sur le bois usé
J'ai tout retrouvé en suivant les empreintes qu'elle avait laissé
Cet air un peu Dandy qu'elle avait dessiné
Moi je l'ai aimé, ce fantôme oublié, cette ombre du passé
M'a envoutée

Un jour de Juin, elle est partie, Bac en poche, nostalgique
L'adolescence était finie, la musique, les poésies
Mais rien n'efface, le temps, l'espaces, les folies de Carnaby

Dans les escaliers, les couloirs, il m'a poursuivi
Je ne sais rien de son histoire, juste qu'il s'ennuie
Je l'ai retrouvé, il s'était endormi, je l'ai réveillé
Cet air un peu Dandy qu'elle avait dessiné
Moi je l'ai aimé, ce fantôme oublié, cette ombre du passé
M'a envoutée

Dans le parc, les arbres ont poussés, pourtant rien n'a changé
Il me reste en héritage ces notes qui n'ont plus d'âge
Le soir dans mon lit c'est Nerval que je lis, surtout "fantaisie"
Cet air un peu Dandy qu'elle avait dessiné
Moi je l'ai aimé, ce fantôme oublié, cette ombre du passé
M'a envoutée ...


"C'est peut être le morceau le plus intime de l'album. Il évoque un thème bien à moi inspiré du poème de Gérard de Nerval, "Fantaisie". J'y aborde un sujet qui m'est cher : la mémoire des lieux via le fait que ma mère et moi avont fréquenté le même lycée. Les murs de cette école résonnent encore de sa présence, de ses vibrations qui a travers ma bouche donne la chanson "London fantasy". C'est un peu obscur à comprendre, non ?"

# Posted on Sunday, 01 January 2006 at 9:10 AM

Edited on Wednesday, 27 June 2007 at 10:06 AM

°+°+°+ ... Mélusine ... +°+°+°

°+°+°+ ... Mélusine ... +°+°+°


J'ai gardé le silence et le secret de ma naissance
Tu ne sais rien de mon existence
Mes mystères te fascinent, je ne suis pas ce que tu vois
Pas ce que tu crois ... Surnaturelle

Si je m'envole, si je m'envole et me transforme
Si je m'envole, si je m'envole, soudainement
A tire d'aile, à tire d'aile ... Tu m'as volé notre éternité

Tu veux lire dans mon âme mais notre union sera rompue
Si dans mon bain tu me vois nue
Mon regard est mortel, maudit si tu brise le charme
Je redeviens serpent ... Surnaturelle

Et je m'envole, oh je m'envole et me transforme
Et je m'envole, oh je m'envole, soudainement
A tire d'aile, à tire d'aile ... Tu m'as surprise dans ma vérité

Le désir doit rester, pour nous le trésor à protéger
Dans ma tour je m'enferme
Et insidieusement, dans les eaux troubles
Tel un venin je deviens ...

Celle qui s'envole, et se transforme,
Soudainement, à tire d'aile, à tire d'aile
Très loin de toi, éternellement ...


"J'ai revisité le mythe de Mélusine, cette princesse qui cachait à son amant sa véritable identité. Le jour où il la découvrit, il perdit son amour à tout jamais. On est en plein dans l'onirisme dont on parlait. Sûrement que mes origines bretonnes ont influencées l'écriture de ce texte. Ce texte peut être différemment interprété. C'est la personne avec qui l'on vit dans un couple pour que celui-ci perdure... plus généralement, c'est que les choses ou les gens ne sont jamais réellement ce qu'ils paraissent être."

# Posted on Sunday, 01 January 2006 at 8:34 AM

Edited on Monday, 02 January 2006 at 11:54 AM

+°+°+ ... J'aimais tant l'aimer ... +°+°+

+°+°+ ... J'aimais tant l'aimer ... +°+°+
La la la La la la La la la
La la la La la la La la la
J'aimais tant l'aimer
x2

Que l'oublier me fut
Difficile
Difficile
Et aujourd'hui si fort
Mon coeur et mon corps
Souffrent encore
J'aimais tant l'aimer
J'aimais tant l'aimer

La la la La la la La la la
Nos âmes, nos mains enlacées
J'aimais tant l'aimer

Malgré moi
J'entends là
La la la
Au fond de moi
Des chants et des choeurs
Et après je pleure

Que l'oublier me fut
Difficile
Difficile
Et aujourd'hui si fort
Mon coeur et mon corps
Souffrent encore
J'aimais tant l'aimer (x4)



"Alain Souchon adorait cette musique de Laurent et nous a donc fait un beau cadeau en nous écrivant ce texte. C'est un peu un délire pour clore l'album comme l'avait fait Laurent sur Avril avec " I want you ". J'aime ses accents new age, ses envolées lyriques. Cette chanson est la preuve sonore que Laurent, Alain et moi, nous nous sommes trouvés. Nous avons des références communes et quand on se laisse aller, ça donne ça !"

# Posted on Sunday, 01 January 2006 at 7:54 AM

Edited on Sunday, 01 January 2006 at 8:15 AM